Témoignages

24 Août 2015

Quand la violence des versets du Coran conduit à la conversion au Christ -
le parcours du rappeur Oldream

Une de ses compositions : "J'ai confiance en toi"

09 Juillet 2015

JOHN NEWTON pêcheur d'hommes...

 

 

Une terrible tempête agitait frénétiquement les eaux glaciales de l'Atlantique Nord. Des vents de 130 km/h et des vagues de dix mètres frappaient le navire marchant anglais Greyhound, qui risquait de sombrer. Les voiles et les mats étaient détruits. L'eau déferlait sur le pont chaque fois que les sommets des vagues venaient s'y écraser, projetant plusieurs hommes à la mer. Les marins s'activaient désespérément aux pompes, pour boucher les fuites.

John Newton, marin de 22 ans, détrempé et frissonnant, attaché à la barre, faisait tout ce qu'il pouvait pour que le navire garde le cap. La peur de la mort le poussa à faire le point sur sa vie. Les souvenirs de sa rébellion contre Dieu le remplissaient de désespoir, car il s'était moqué de Dieu et l'avait maudit pendant des années. Je sombre, se disait-il en lui-même, sous tout le poids de mes péchés, dans l'océan et dans l'éternité.

La vie de John Newton avait commencé dans le plus grand bonheur et s'annonçait prometteuse. Son père, capitaine au long cours, était souvent au loin, mais sa mère le couvrait d'amour. Elle était une chrétienne marchant fidèlement avec Dieu et elle remplissait le jeune esprit de John d'histoires bibliques, de versets des Ecritures, des chants et des hymnes d'Isaac Watts. Elle lui disait souvent : "Quand tu seras grand, tu seras un pasteur fidèle, au service de Dieu.

Cependant, alors qu'il avait 7 ans, la mère de Newton est morte, le privant ainsi des soins spirituels qu'elle lui prodiguait. Peu après, son père s'est remarié. La belle-mère de Newton s'intéressait peu à lui ou au Seigneur. La lumière chrétienne du foyer disparut. John Newton souvent laissé à lui-même, se lia avec les pires vauriens du voisinage, troquant la foi de sa mère contre les blasphèmes et les mensonges de ses amis. Newton détestait sa vie à la maison et à l'école, il supplia alors son père de l'emmener avec lui en mer. A l'âge de 11 ans, John commença à travailler comme mousse sur le bateau de son père et s'adapta rapidement à la vie en mer ainsi qu'aux comportements mauvais des marins. Après quelques années, il quitta le navire de son père et travailla sur d'autres vaisseaux pour finalement aboutir sur un navire de marchands d'esclaves.

Sans la moindre pensée pour ces pauvres hommes, femmes et enfants africains dont les vies étaient détruites par le commerce des esclaves, Newton les mettait aux fers et les entassait comme des sardines, dans les étages inférieurs, sous le pont, où beaucoup d'entre eux mouraient avant même d'atteindre les rives du Nouveau Monde, à cause des conditions hygiéniques exécrables et de la maladie. Il les considérait comme les autres marins les considéraient : juste une autre forme de cargaison, telles que la canne à sucre ou la cire d'abeille. Au cours des ans, Newton devint un marin d'expérience et un fauteur de troubles grossier. Méprisant ceux qui avaient autorité sur lui, Newton composait des chants vulgaires qui ridiculisaient le capitaine et le navire. Les membres de l'équipage remplissaient l'air de ces chants abjects. Newton admit plus tard : "Non seulement j'ai péché énormément moi-même, mais je m'assurais de ne jamais rater une occasion de tenter les autres."

Le père de Newton, inquiet au sujet de son fils, demanda aux capitaines de navire qui quittaient l'Angleterre de le rechercher. Le Greyhound, qui longeait la côte ouest-africaine, rencontra John. Le capitaine lui dit : "Votre père se fait du souci pour votre bien-être. Vous êtes bienvenu de vous joindre à nous et de retourner en Angleterre. Newton embarqua et entreprit le voyage vers le nord, mais, peu avant d'arriver, des vents violents se levèrent et la mer se déchaîna.

C'est ainsi que Newton se retrouva attaché à la barre du Greyhound sur le point de sombrer. Il se sentait aussi brisé que le navire ballotté par la tempête. Mais c'est là que ses pensées se tournèrent vers le Christ pour la première fois depuis des années. Il se demandait : "Christ est mort pour des pêcheurs, mais pourrait-il pardonner mes péchés qui sont si nombreux et si terribles ? J'ai rejeté la vérité de Dieu que m'a enseignée ma mère, peut-il me pardonner cela ?"

Quand son quart à la barre fut terminé et que la tempête se fut un peu calmée, il trouva un Nouveau Testament et commença à lire Luc 11.13 l'inspira à mettre sa vie dans les mains du Seigneur : "Si donc, vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père Céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent." John se disait en lui-même : "Si ce livre est vrai, la promesse dans ce passage est vraie elle aussi. Dieu promet ici de donner l'Esprit à ceux qui le lui demandent. Je dois, par conséquent, prier et si c'est de Dieu, il accomplira sa Parole. En larmes, il pria pour demander pardon et obtenir la vie nouvelle.

Le navire réussit à rester à flot et quand John Newton atteignit de nouveau la terre ferme, il était un homme transformé. Il se joignit immédiatement à l'Eglise, reçut la Sainte Cène et fit le voeu de servir Dieu. John étudia la Bible sérieusement, lut les meilleurs livres chrétiens qu'il put trouver et développa des amitiés intimes avec George Whitefield et d'autres dirigeants chrétiens.

Il ne fallut pas beaucoup de temps avant que Newton, encouragé par ses amis, perçoive l'appel de Dieu au ministère pastoral. Il passa les examens en vue de l'ordination de l'Eglise d'Angleterre et commença à oeuvrer comme pasteur à Olney, une ville pauvre au nord de Londres. Il disait : "Le Seigneur m'a envoyé ici, non pas pour que je devienne un grand orateur, mais pour gagner des âmes pour le Christ."

Ses soins remplis d'amour, ses prières, ses visites au chevet des malades gagnèrent le coeur des gens d'Olney. Il débuta une rencontre de prière hebdomadaire au milieu de la semaine ainsi que des rassemblements le dimanche soir chez lui. Bien que lui et sa femme soient sans enfant, John aimait beaucoup les enfants. Je veux leur parler et leur expliquer les Ecritures à leur niveau, disait-il. C'est ainsi qu'il débuta des rencontres pour les enfants. Ceux-ci aimaient énormément ses histoires passionnantes et les modèles réduits de bateaux qu'il fabriquait avec du papier. Bientôt, plus de 200 enfants se rassemblèrent autour de lui chaque semaine pour apprendre les choses de Dieu.

Newton avait des talents de poète. Il les mit à l'oeuvre et composa des centaines de cantiques. A un moment, il écrivit un nouveau cantique pour chaque rencontre de prière hebdomadaire. "Grâce Infinie", "Des choses glorieuses sont dites de toi" et "Combien doux est le nom de Jésus à l'oreille du croyant" sont les plus aimés.

Il écrivit l'histoire de sa conversion à Jésus-Christ qui devint un best-seller en Angleterre et aux Etats-Unis. Newton travailla sans relâche à l'abolition de l'esclavage dans l'Empire britannique, écrivant des tracts, témoignant devant le Parlement et inspirant des hommes d'Etat tel que William Wilberforce à utiliser leur pouvoir pour mettre un terme au commerce des esclaves. Sa notoriété et son influence grandirent, mais il ne perdit jamais de vue qu'il était un pécheur sauvé par grâce. Sur son lit de mort, il dit à un de ses amis : "Je n'ai presque plus de mémoire, mais je me souviens de deux choses : que je suis un grand pécheur et que Jésus-Christ est un grand Sauveur." Il écrivit ces paroles qui furent gravées plus tard sur sa pierre tombale.

John Newton, autrefois infidèle et libertin, marchand d'esclaves en Afrique, fut, par la grande miséricorde de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, préservé, restauré, pardonné et désigné pour prêcher la foi qu'il avait si longtemps cherché à détruire.

John Newton mourut à l'âge de 82 ans. Sa vie remarquablement transformée et ses cantiques de louange sont toujours aujourd'hui un témoignage de la grâce merveilleuse de Jésus-Christ.

16 Juin 2015

Témoignage de Michel Delpech

Le clip émouvant de Michel Delpech : « Je suis à toi, accueille moi, mon Père ! La vérité, l’éternité, commencent… »

Atteint d’un cancer, Michel Delpech n’en n’aurait plus que pour quelques mois à vivre sur cette terre… Dans son clip « la fin du chemin », extrait du conte musical Dolly Bibble, le célèbre…

Chanteur, maintenant il se tourne désormais vers « la vérité et l’éternité » qui « commencent », demandant au Père de l’accueillir.

Dolly Bibble est un conte qui invite les enfants de plus de 4 ans à découvrir « la plus belle histoire du monde ». Dans sa chambre, Dolly, une petite fille très dégourdie, s’est plongée dans la lecture de la Bible, sous l’oeil inquiet de son inséparable peluche, le très craintif Flip.

Au fil des pages, les personnages de la Bible font irruption dans la chambre de la petite fille, et tous lui racontent leur histoire : Adam et Eve, Abraham, Jonas, David et Goliath, Noé, Moïse… Tous ces héros cherchent la « clef de la vie ». Ils vont entraîner Dolly dans leur quête et, petit à petit, ils donneront des indices et des conseils à Dolly, pour qu’elle puisse trouver cette fameuse « clef de la vie ». Dolly et Flip découvrent ainsi les grands épisodes de la Bible, ponctués de chansons inédites.

« Jésus m’a donné rendez-vous »

Jérusalem, 1985.

Le soleil décline sur la vieille ville. Après avoir arpenté ruelles et lieux saints toute la journée, nous arrivons avec Geneviève, mon épouse, sur le Golgotha. Les touristes convergent vers un endroit bien précis : le tombeau du Christ. La foule se presse, la file d’attente s’étire, les moines nous exhortent à faire vite. L’impatience est palpable. Cette fièvre me met mal à l’aise. Mon tour arrive enfin, me voilà face à la tombe de Jésus. Alors que mes genoux fléchissent et que mes mains effleurent cette pierre, je suis bientôt submergé par une immense paix, un ineffable amour : je rencontre le Christ.

Je n’ai pas l’impression de le découvrir ; il s’agit de retrouvailles, paisibles. C’est comme si nous nous connaissions déjà, mais que je l’avais oublié, mis de côté. Lui est là, depuis toujours, sans amertume. Tout va si vite. Contraint de laisser la place, je me relève et nous quittons le Saint-Sépulcre. Le soir même, dans ma chambre d’hôtel, je dévore les épîtres de Paul. Du début à la fin. Pourquoi ces textes ? Je l’ignore. Ils m’attirent et j’en saisis tout le sens. Ces quelques minutes passées au Saint-Sépulcre ont déterminé la suite de ma vie. Jésus m’avait donné rendez-vous, j’avais 39 ans.

À l’époque, nous venions de nous marier dans une petite église copte,à Paris. Je renouais alors avec la religion chrétienne après des années d’égarement dans d’autres sphères spirituelles. M’y avait conduit un chaos intérieur dans lequel j’ai littéralement sombré à l’aube de la trentaine. En dépit de mon succès, ma vie allait à vau-l’eau et des ruptures amicales et sentimentales m’ont fait chavirer pour de bon. Cette dépression a été elle-même précédée de longues années de recherche spirituelle.

À l’âge de 25 ans, des questions existentielles ont assiégé mon esprit et j’ai emprunté de nombreuses routes adjacentes : la méditation transcendantale, le bouddhisme, l’hindouisme… Mais, au fond de moi, je ressentais toujours une inadéquation, une insatisfaction. Ces spiritualités orientales ne me correspondaient pas. Et je ne voulais pas entendre parler du christianisme, synonyme pour moi d’austérité, de souffrance et de péché. Élevé dans la tradition catholique, je n’ai pas pour autant baigné dans un environnement très croyant. Le catéchisme était davantage une occasion d’acheter des chewing-gums à l’épicerie d’à côté que d’écouter des bondieuseries ! J’ai tout de même gardé en mémoire ma première communion, où je me suis senti envahi par un amour aussi absolu que mystérieux. Le quotidien a vite repris le dessus et, à 18 ans, je me suis engouffré dans une vie faste et facile. Ma carrière de chanteur était déjà bien lancée.

Mon retour à la religion n’est pas lié à ma dépression, puisque j’avais entamé ma quête avant qu’elle s’abatte sur moi. Elle m’a cependant permis de descendre dans les ténèbres de mon être et de questionner ma nature profonde. Au sortir de cette traversée du désert, j’ai commencé par lire de nombreux ouvrages religieux, comme la vie des saints.

J’ai aussi constaté que les églises m’attiraient. Qu’elles m’apaisaient. Tel un vagabond, j’y entrais au hasard et m’asseyais quelques minutes. L’homme que j’étais, encore fragile, y trouvait à chaque fois un sentiment de sécurité. Parfois même, je m’y endormais ! Quelques années plus tard, j’ai retrouvé cet apaisement lors de ma première retrait en Normandie. J’avais 35 ans et venais visiter frère Odon, un moine dont le témoignage entendu à la télévision m’avait interpellé. Les quelques jours passés là-bas ont transformé mon mal-être en bien-être. Tout s’unifiait. Il ne s’agissait pas d’un état d’exaltation ou de joie retrouvée, c’était plus subtil : je me sentais à ma place, en accord avec ce que je suis.

Au début de ce chemin de conversion, deux personnes se sont côtoyées en moi : le chercheur de vérité, amoureux de Jésus, et le chanteur, en quête de gloire et de son public. Cette étrange cohabitation n’a pas été confortable tous les jours. Mais ce tiraillement s’est estompé avec l’expérience et la maturité. Depuis, j’ai mes rendez-vous avec Jésus, délicieux, réguliers. Il ne se passe pas une journée sans que je pense à lui ou l’invoque. Sans que je lui parle. Ce lien n’est pas seulement naturel, il est vital. Lorsqu’il m’arrive quelque chose de bien, je le lui attribue, et lorsqu’il m’arrive quelque chose de mal, je me l’attribue. Je n’ai par exemple jamais considéré mon cancer comme une épreuve que Dieu m’envoyait. Une fois de plus, il est à mes côtés, fidèle.

Mais Dieu sera-t-il toujours là ?

Bien que je n’aie jamais douté de l’existence de Dieu, ma foi est soumise à des éclipses : taraudé par le doute, je ne cesse d’osciller entre confiance absolue en son amour et peur d’un abandon de sa part. Cette crainte ne m’a jamais quitté. Pourquoi me sauverait-il à chaque fois ? Jésus me laisse souvent arriver au bord du gouffre, par exemple lorsque je suis dans l’erreur, pour venir à moi au dernier moment, dans une infinie douceur...
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